Diario de Valencia

jeudi, janvier 12, 2006

Feliz Año Nuevo

- Le 12-01-2006 à 11:53
Feliz Año a tod@s.
Après un long silence ( grosse fainéante) enfin je me décide à écrire de nouveau. Je n'ai rien de palpitant à raconter . J'ai passé les fêtes de fin d'année à Valencia, un peu contrainte, mais ce fut agréable.
Depuis le debut du mois, il est interdit de fumer dans les endroits publiques ( au bureau, dans certains bars et restaurants...). Cela m'est égal vu que j'ai arreté depuis 4 mois et je n'ai pas replongé, pourtant la tentation est grande, paquet de cigarettes à 1€30. Mais ça fait du bien de courir sans s'essoufler.
Bref depuis 15 jours les fumeurs doivent fumer dehors.
Ici l'hiver est doux(environ 14/15 les après midi) et c'est plutot agréable mais cela ne l'empêche pas d'être long. J'ai hâte de retrouver la chaleur, le printemps, la plage. Mais je devrais passer par l'épreuve des Fallas. Valencia vit au rythme des Fallas et dans un peu moins d'un mois et demi des milliers de petards vont exploser. Je vous en raconterais plus à ce moment là. Je vais supporter 1 semaine mais pas plus, sachant que cela dure 3 semaines, ce sera réllement une épreuve.
Sur ce je vous laisse les Rebajas (soldes) ont commencé et je voudrais bien en profiter un peu...

L'été sera chaud

- Le 29-06-2005 à 09:38
Sensation thermique 35°C... fait chaud!!! Les bottes dans le placard, c'est la fête des tongues. Chaque matin à ma fenêtre brille le soleil !!! Plutôt agréable, mais parfois il m'est arrivé de penser " Est ce qu'il va pleuvoir un jour?" L'éte à Valencia c'est la fête, concerts et cinema en plein air, les gamins qui jouent dans le parc jusqu'à pas d'heure, les voisins qui installent leur salon dans la rue... Les entreprises qui font les journées intensives ( 7H30-15H30), une petite sieste, et hop à la plage. J'adore vivre ici, biensur la France me manque, plus particulièrement ma famille et mes amis. mais l'éloignement aide à grandir... Et puis grace à Telefonica, chaque jour je peux teléphoner 15 mn en France pour 10€ par mois, ça rapproche. Cela dit je ne vis pas non plus aux antipodes. J'attend vos commentaires...

Mon Barrio

- Le 05-07-2005 à 10:18
San Marcellino, Valencia Quartier familial. J'habite en face de 2 grandes tours, la dernière est achevée depuis peu. Et quand je suis peu occupée je peux voir les camions de déménagement. C'est un quartier plutôt bruyant, les Fallas ont été terribles. Tous les jours à partir de 8 heures tirs de petards ( petite trève entre 15h et 17h... LA SIESTE!!!). Les bruits de pétards ont été remplacés par les cris des enfants, qui comme je l'ai dit, jouent jusqu'a pas d'heure. Parfois il y'a des larmes mais rien de méchant... Parfois il y'a des "botellon", les jeunes n'ont pas forcément les moyens pour boire dans les bars alors ils boient dans les rues, ils se réunissent autour d'un banc ou d'un tobbogan. Le plus chiant de tout ça ce n'est pas le bruit, mais le vomit et les cadavres de bouteilles qui jonchent le sol... Dans mon quartier il y'a aussi le fruitier Brésilien. J'achète peu chez lui, mais il me reçoit comme si j'étais sa cliente préférée... Fan du Barça ( Ronaldinho) et biensur de la Seleçao. Il y'a un grand drapeau du Brésil dans le fond de sa boutique. je vis en face d'une grande avenue "Tomas Sala" veritable autoroute... Quand il y'a le grand prix de moto à Cheste, les amateurs de sensations fortes s'y rejoignent pour faire des courses. Je vous laisse imaginer ce spectacle, en sachant que la vitesse réglementaire de ce boulevard est de 60 km/h. Il y'a des fleurs sur le trottoir, signe d'un accident mortel passé... Je ne connais pas tous mes voisins, mais j'ai quelques problèmes avec certains, les bricoleurs du Dimanche. J'adore me réveiller le dimanche au son de la perçeuse. Biensur je suis montée voir le bricoleur,et il m'a fait gentiment comprendre que ici c'était l'Espagne et qu'il pouvait faire ce qu'il veut et que si je n'étais pas contente je pouvais retourner dans mon pays. Je ne sais pas comment il a deviné que j'étais Française... Et comme toute Française qui se respecte je suis allée me plaindre à l'administrateur. Maintenant il fait ses "bricoles" le dimanche soir entre 21h30 et 22h... Il se fout légèrement de ma gueule... Mais à part ces petits soucis j'aime ce quartier... Je peux y acheter des fruits merveilleusement sucrés, des légumes qui ont goût de légumes, ma baguette servie avec un immense sourire, mes cigarettes au tabac du coin... Bref j'y suis bien...

Mon Barrio (rectification)

- Le 07-07-2005 à 11:35
Ma "media naranja" m'a fait remarqué gentiment que le dernier article que j'avais écrit était bâclé. Répétitions en tout genre. Il est vrai que je ne me suis pas foulé. En plus il y a une information qui est fausse. Nous n'avons plus de fruitier Brésilien. Il est parti sans dire au revoir. Je sais qu'il habite dans le quartier je le croiserais certainement. Il parti comme ça. Mon premier professeur d'espagnol, oui un Brésilien. Je me rappelle ( et Claire Anne certainement) la première phrase que j'ai prononcé dans sa boutique, nous voulions des fraises (fresas), :"Tiene fresCas???" Biensûr qu'il avait plein de choses fraîches, de l'eau, de la glace... Mais pas de "frescas". J'ai fait une erreur similaire chez mes petites vendeuses de tabac' qui vendent également des timbres (sellos) " Tienes cielos (ciel)???". Maintenant quand j'y retourne elles me félicitent pour mes progrès en Castellano. Mais revenons à mon ex-fruitier Brésilien, il avait peu de clients (certainement la raison de son départ). C'est dommage qu'il soit parti parce qu'il était vraiment sympathique, toujours près à rendre un service. Il va me manquer, mais également à notre voisin de la porte 15 qui passait son temps chez lui... Malheureusement il s'était installé dans une zone où il y avait déjà un fruitier et quand les gens ont leurs habitudes ils ne les changent pas.

Bon appétit

- Le 08-07-2005 à 11:38
Aujourd'hui j'ai rangé momentanément les tongues. Il pleut !!! Orage sur orage... J'aime pas ça. Nous avions prévu d'aller à la plage, nous irons faire les soldes. Journée très intéressante en perspective. Demain c'est l'anniversaire de Sandra. Et quoi de plus original que d'aller manger "Chez François", restaurant français qui a ouvert depuis peu à Valencia. C'est un petit Nantais. Le muscadet va couler à flot. Prochainement c'est une crêperie bretonne qui ouvre ses portes. Les gars nous ont gentiment conviées à l'inauguration. Cela nous changera des tapas. Presque un an que je n'ai pas mangé une bonne galette de blé noir. Je ne sais pas si ils seront aussi "drôle" que Jean Mich' et si ils se déguiseront en Corsaires. Pour ceux ou celles que ça intéresse ils ont également une crêperie à Barcelona. De temps en temps un petit retour aux sources ne fait pas de mal. Le régime méditerranéen me convient très bien. Ah les Sépias à la plancha... un régal et une bonne paella au feu de bois... J'ai faim...

Escuela de calor

- Le 06-08-2005 à 10:29
Ola de calor sur l' Espagne, cette semaine s'annonce très chaude. Bien évidemment on évitera les barbecues en pleine nature, de jeter son mégot de cigarette par la vitre de la voiture. Il faudra bien se rafraîchir, manger des glaces (pas un problème), boire beaucoup de liquide (de préférence pas alcoolisé parce que sinon ça tape...). Valencia c'est vidée peu à peu de ses habitants, les grandes vacances sont bien là et chacun est parti se reposer au bord de mer.
Pourtant 41% des Espagnols ne partent pas en vacances. Quand tu habites Valencia ce n'est pas un problème, car tu peux toujours aller à la plage qui se trouve à deux pas de chez toi. Mais quand tu habites Madrid ou le centre de l'Espagne c'est un peu plus contraignant. Mais les Espagnols ne sont pas à cours d'idées, et savent tirer profit de cette malchance (!). A Madrid tu peux skier, tu peux te reposer dans les parcs qui sont très bien aménagés (aire de jeu, petits coins à l'ombre...), cinema en plein air et une multitude d'activités culturelles. Bref on ne s'ennuie pas.

Mais c'est inquiétant ces vagues de chaleur. En Andalousie les paysages ont changé, ça manque d'eau cruellement et on rencontre de plus en plus de plaines désertiques. En 2003 à Sevilla le thermomètre à dépasser les 50°C et cette année, bien malheureusement, le record peut être dépassé. Si les touristes sont ravis par le climat, les Andalous se demandent ce que leur réserve l'avenir. C'est dommage que l'on prenne conscience que maintenant de la préservation de l'environnement. Je ne veux pas être moraliste mais faisons attention à ce qui nous entoure et préservons nos beaux trésors.
Sur ce, bonnes vacances et sortez couverts..

Bon appetit suite et fin

- Le 15-07-2005 à 12:44
Comme prévu Samedi nous sommes allés manger au "Bistrot de François". Je fus quelque peu déçue, non par la cuisine qui était bonne, mais par la décoration. En rentrant dans le restaurant j'ai été interpellée par le nombre de petits drapeaux français, genre je suis Français et ça se voit. Je n'ai rien contre il ne faut pas renier ses origines, mais là ça manquait de tact. Sur chaque mur des posters de la ville de Nantes, trouvés certainement à l'office du tourisme de cette même ville et je vous assure que ce n'était pas des chefs d'oeuvre. Derrière le bar, un plan du métro parisien plaqué comme ça sans ornement ni cadre. Et près des toilettes ( qui valent le détour) des BD reposaient sur une étagère, des BD françaises biensur. Sauf que Morris, créateur de Lucky Luke, est Belge. Ah cette fâcheuse manie qu'on les Français de s'approprier les choses... Moi qui voulait faire découvrir à notre amie Mercedes, la cuisine de notre région j'ai été déconcertée. Je pensais également qu'il y aurait de l'ambiance, généralement avec le muscadet ça aide, malheureusement nous étions peu nombreux. Déjà 9 mois que le restaurant est ouvert, mais le patron nous a rassurés il a reçu tout le gratin de l'America's cup, et d'ailleurs il est leur confident... Apparemment Samedi dernier ils avaient autre chose à faire.

Bebe

- Le 22-07-2005 à 11:18
Voici une chanteuse que j'ai découvert à Valencia. J'aime beaucoup.

Bebe, 27 ans, chanteuse espagnole.
Avec sa rumba antimacho «Malo», elle a fait danser et réfléchir un pays très sensibilisé au drame des femmes battues.
Etre une femme ibérique Par François-Xavier GOMEZ Libération jeudi 23 juin 2005

C'est tout juste si elle ne vous dissuade pas d'acheter son disque. «Je n'aimerais pas que ce qui m'est arrivé en Espagne se reproduise ici. J'ai envie d'être tranquille, de jouer dans les bars», lâche-t-elle. Très brune, sans maquillage (même pour la séance photo), le regard noir et farouche, Bebe (son surnom depuis la naissance, devenu son nom d'artiste) est de passage à Paris pour présenter son premier CD, Pafuera Telarañas, «Dehors les toiles d'araignée». Comprendre : fini l'hypocrisie, on fait le grand ménage. Eté 2004. La voix de Bebe résonne partout à travers l'Espagne. A la plage, au supermarché, sur les chantiers, dans les taxis, à l'heure du repassage comme à celle de la sieste, le soir entre deux tapas, sur la piste des discothèques et dans les maisons de retraite. Malo est une chanson qui marche, jusque-là rien d'original. Ce qui l'est davantage, c'est le message qu'elle véhicule : «Méchant, tu es méchant, on ne fait pas de mal à ceux qu'on aime, idiot, tu es idiot si tu te crois supérieur aux femmes.» Sur un air obsédant de rumba gitane, Malo est un cri de rage contre le machisme dans le pays qui a inventé ce mot (de macho, mâle). Une arme contre la violence faite aux femmes, thème qui mobilise la société espagnole et auquel télés et journaux consacrent une large place. L'an dernier, 109 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, et déjà 38 cette année (1). «C'est mon sale caractère qui ressort, analyse Bebe. Je parle de choses qui ne me sont pas arrivées, que je vis en spectatrice, avec le sentiment d'impuissance que ça implique. Une femme victime passe par beaucoup de phases : l'abattement, la culpabilité, l'abandon. Moi, je suis allée directement à la colère.» Bebe dit qu'elle est fière de voir des hommes chanter Malo lors de ses concerts. Et de tous les messages de remerciement qui ont afflué. «J'ai eu l'occasion de me rendre dans un foyer pour femmes battues. L'adresse est secrète car beaucoup d'entre elles, après avoir porté plainte, sont menacées de mort, et les gens qui vous accompagnent prennent toutes sortes de précautions. J'ai parlé avec les femmes, avec leurs enfants. J'ai entendu des récits terrifiants. Une petite fille m'a offert une bague, que je porte toujours dans mes concerts. Si j'ai donné du courage et un peu de réconfort, tant mieux. Moi aussi dans ma vie, j'ai été réconfortée par des chansons.» Difficile dans ces conditions de refuser le rôle de porte-drapeau. D'autant que d'autres chansons de son CD prolongent et nuancent son propos féministe. Une étiquette qu'elle accepte ? «ça m'indiffère. Je suis une meuf, j'écris au féminin, normal. Mais prends chaque chanson et change le sexe, tu verras que ça marche aussi.» Sur son CD, Ella est la suite logique de Malo : «Tu vas découvrir que la peur s'arrête avec une porte qu'on claque.» Et Con mis manos revendique... la masturbation : «Perdue dans mon fauteuil, je pense à toi avec mes mains.» Gonflé : voilà donc une petite soeur de Nina Hagen, une émule des féministes radicales des années 70 qui prônaient cette méthode pour se passer des hommes ? «Hé hé stop ! je n'ai pas dit ça. J'adore les hommes et je ne pense pas vivre sans eux. Mais toutes les femmes savent de quoi je parle, il n'y a pas de quoi en faire un tabou.» De la même façon, Bebe réfute l'analyse sociologisante de son succès : ses chansons auraient rejoint la remise en question et la quête de sens des Espagnols, encore sous le choc des attentats du 11 mars et des mensonges du gouvernement catho-libéral de José Maria Aznar. Bebe réfute, mais elle n'a pas forcément raison. Bebe adore aussi parler de sa région, l'Estrémadure, coincée entre l'Andalousie et le Portugal, longtemps stigmatisée comme la partie la plus pauvre de l'Espagne, celle où Luis Buñuel tourne en 1932 son terrible Terre sans pain. «Vous saviez qu'on y mange des glands ? C'est un peu le symbole de la région. C'est la nourriture du cochon ibérico, celui qui donne le jambon pata negra. Moi aussi j'adore ça, leur petit goût frais, un peu amer... c'est meilleur que les noix.» Née à Valence par accident («une mutation de mon père employé de banque»), elle passe son enfance et son adolescence entre les villages de Zafra et Montijo, province de Badajoz. Dans l'effervescence politico-culturelle qui suit la mort de Franco, ses parents font partie d'un groupe amateur qui tire de l'oubli des chansons du folklore. Au moment où émerge l'Espagne démocratique. «Je suis née dans la génération du bien-être, confie la chanteuse, née trois ans après la mort du dictateur. Nous avons eu tout ce dont nos mères ont été privées. On est forcément moins résistantes, moins tenaces face à l'adversité.» Mais elle a aussi été marquée par l'exemple de sa grand-mère : «Elle m'a transmis une force énorme, et beaucoup de joie, de générosité. Elle a dû élever seule neuf frères et soeurs, elle n'a jamais été soumise à son mari, elle a gagné une indépendance rare pour une femme à son époque. Sa mort, en 1995, m'a anéantie.» Avec ses quatre frères et soeurs (elle est la quatrième), elle grandit dans une ambiance rurale et musicale. «A la maison on écoutait Piaf, Bob Marley, le Cubain Antonio Machin ou l'Argentin Alberto Cortez, l'idole de mon père.» Le señor Rebolledo chante d'ailleurs avec sa fille sur une chanson du CD. «Il arrive même qu'il me rejoigne sur scène pour chanter et danser le ska.» Sa famille n'a jamais désapprouvé sa vocation d'artiste, même lorsque, à 17 ans, en rupture d'école («je perdais mon temps»), elle a déménagé à Madrid pour suivre des cours de théâtre. Bebe frôle aujourd'hui les 300 000 CD vendus en Espagne mais, pour un CD légal, il faut compter au moins cinq pirates en circulation. Les contrefaçons sont vendues à la porte même des magasins de disques. Là encore, le sujet provoque la colère de Bebe, mais pas sur le terrain où on l'attend. «Quand je vois mon disque piraté, je l'achète. Pour aider l'immigré sans papiers qui le vend. Moi, je gagne correctement ma vie, alors qu'eux galèrent. Mets-toi un peu à leur place : tu les as vus prendre leurs jambes à leur cou quand un fils de pute de madero (flic) se pointe ? Les déclarations de vedettes installées qui appellent à la répression m'indignent.» Une telle position la met en marge du show-biz, mais la rapproche de Manu Chao, auquel elle est souvent comparée : comme l'ancien leader de la Mano Negra, elle est combative et musicalement portée sur le métissage, le reggae et la rumba rhabillés electro. «Ce qui m'intéresse, poursuit-elle, c'est de me faire entendre. Peu m'importe si celui qui m'écoute a copié, téléchargé ou payé le prix fort. Ma culture musicale vient de cassettes que j'enregistrais, parce que je n'avais pas la thune pour me payer les originaux.» Pour Bebe, le pire inconvénient du succès qui lui est tombé dessus reste... qu'on l'appelle par son vrai prénom, «celui que seuls mes intimes connaissent». Pourtant, on le trouve sur Internet, sur les sites de fans... «Peut-être, mais c'est très violent pour moi qu'un inconnu, dans la rue, m'appelle par ce prénom.. S'il te plaît, ne l'écris pas. Laisse-moi au moins ça.» Dommage, c'est un joli prénom. Celui qu'utilisait sa grand-mère, probablement.

(1) Source : le site redfeminista.org

Touristes

- Le 25-07-2005 à 08:59
L'été, les vacances, les touristes... beaucoup de touristes... 47% des touristes qui viennent à Valencia sont Anglais. Ils aiment cette région ensoleillée, ça les changent du fog londonien et des alertes à la bombe. Vendredi dernier à la terrasse d'un café, 2 jeunes filles anglaises découvraient la chaleur de Valencia et ses méfaits. Après avoir bu 2 bouteilles de rosé elles étaient complètement ivres et nous offrait un spectacle hilarant en spanglish. Elles étaient heureuses, rougies par le soleil à moins que ce ne soit l'alcool mais heureuses. Ici les touristes sont des "guiris" sens assez péjoratif pour qualifier tout visiteur de la péninsule ibérique. Je suis passé par là. Eso duele! Mais quand je vois l'attitude de certains touristes, plus spécialement les Néerlandais, les Allemands et les Français je comprends cet agacement.
Si les Anglaises nous amusaient, le comportement d'un groupe de Néerlandais nous laissaient dubitatifs sur le sens du mot respect. Je sais que la paella est délicieuse ici, et qu'on ferait n'importe quoi pour en manger une à 19h, mais écraser de leurs pieds un parterre de fleurs pour aller plus vite s'empiffrer c'est un peu fort. Surtout que chez eux ils sont plutôt tatillons sur la propreté et le bien d'autrui.
Le lendemain c'est un jeune kite surfeur allemand qui allait se faire remarquer. Samedi était une journée idéale pour les amateurs de voile et de sensations fortes, mais la pratique du kite-surf est interdite l'été sur le bord de mer. Il a "emmerdé" son monde, sa voile tombant sans cesse sur les malheureux plagistes. Le plus drôle c'est qu'il n'a pas réussi à monter sur sa planche, une demie heure de cirque pour rien.
Mais les champions toutes catégories sont les Français, toujours à râler, jamais contents, surpris qu'un Espagnol puisse parler notre "merveilleuse" langue, grande gueule, etc... J'ai honte parfois... Je comprend que l'on veuille profiter de ses vacances, mais il ne faut pas laisser la courtoisie et le respect à la maison.

Concurrence

- Le 26-07-2005 à 11:10
Samedi nous sommes allées manger des galettes. Presque un an que je n'avais pas mangé de galettes au blé noir. La crêperie Annaick était pleine, les tables de la terrasse complètes. Un vrai succès!!! La décoration est très originale, le passe plat est un vieux mini-bus transformé, le bar est une vieille dauphine verte, ils y préparent de merveilleux coktails de fruits frais. Tout était délicieux. Des serveurs très sympas et bonne ambiance musicale. Rien à voir avec "Le bistrot de François".
En parlant de François celui ci est venu faire un petit tour pour voir ce que pouvait faire "la concurrence". Il nous a reconnu. Il nous a salué et texto il a dit :"Alors on fait marché la concurrence. Je suis venu voir des clients à moi. Mais eux ils m'ont prévenu qu'ils venaient!" Très classe!!! Déjà qu'on se demandait si nous y retournerions, mais là la réponse est devenue plus limpide. Nous ne sommes pas "ses" clientes, ni à personne d'ailleurs, et si nous devions le concerter à chaque fois que nous allons diner cela nous couterait cher en téléphone.
Hier je pestais contre certaines mauvaises manières des touristes et plus particulièrement celles de mes compatriotes (j'ai un peu exageré), mais je vis depuis plus d'un an en Espagne, et j'ai remarqué que nous avions cette facheuse manie de tout critiquer, de nous croire chez nous. Biensur qu'il y a des choses à ameliorer, mais comme partout, qu'il y a des differences, mais c'est à nous de nous adapter à ce pays, et non pas ce pays qui doit s'adapter à nous. Je concluerais pas cette phrase de Mickey 3D "Alors la guerre ça m'etonne pas... papapa papa pa..."

Bilan de l'Eté

- Le 25-08-2005 à 01:37
Incendies, penurie d'eau, penurie de Ricard à Javea, catastrophes aérienne, catastrophe footballistique (Valencia n'ira pas en UEFA), meurtre d'une jeune fille de mon "barrio"(assassinée par son petit ami, une de plus!!!), grève des éboueurs bonjour les odeurs... Chaque été nous avons droit à de tristes nouvelles.
Mais l'Eté c'est également les glaces, la plage, les terrasses ensoleillées, les shorts, les mini-jupes, les tongues, le Ricard (quand il en reste?!), les Touristes, les flirts de vacances...
Cet Eté fut particulier pour moi, ce fut la fin d'une année quasi sabbatique, j'ai trouvé un job stable (enfin je l'espère). J'ai fait la surprise à mes parents et à mes amis, après un an d'absence, de débarquer à Piriac (mon village). Une semaine de vacances plutôt speed. Mais c'était agréable de prendre le frais. Et ce fut également le troisième été que je passais avec ma media naranja.
Bref l'été il y'a du bon et du mauvais. Pardonnez moi si je ne garde que le bon.

Sergio Leone et Cie

- Le 11-09-2005 à 11:23
Je serai absente pendant 3 semaines. En effet pour motifs professionnels je pars pour Almeria, pour tourner un western Spaghetti. Bien évidemment je plaisante, quoique ! Je vous ferais part de mes aventures début Octobre. Ne vous inquiétez pas je serais bien logée: palace vue sur la mer, piscine, piste de tennis, et terrain de golf... Alors à bientôt...

6 heures aller, 5 heures au retour ( on a pris l'autoroute)

- Le 05-10-2005 à 06:13
Pendant 3 semaines j'ai été absente de Valencia, pendant 3 semaines je pensais à Valencia... Valencia le echaba de menos mas que Francia...
Pour des raisons professionnelles je suis allée à Roquetas de Mar, bourgade qui se situe à coté d'Almeria. Le Paradis sur terre... enfin tout dépend du point de vue. Pour les Anglais et les Allemands certainement ( le soleil, la plage, la bière pas chère...) pour moi, mis à part la bière, je m'y suis fais chier. Mais je n'y étais pas pour me dorer au soleil, sinon pour bosser. Moi qui suis plutôt curieuse et qui aime découvrir des choses, j'ai quelque peu été surprise. Surprise par le nombre de constructions, on y voit plus de grues que de bâtiments, surprise par le nombre d'Anglais et d'Allemand qui vivent à Roquetas...
Cependant les Andalous ont le sens de l'accueil et si au début j'avais du mal à les comprendre ( l'accent Andalous) au bout de 3 semaines je parlais comme eux. J'ai hâte de retourner en Andalousie, mais j'éviterais Roquetas.